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La Commission d'évaluation de l'enseignement collégial, dans ses tentatives d'introduire l'évaluation de programme dans les CEGEP québécois, a suivi deux grands principes. Elle propose que les programmes collégiaux soient évalués en fonction de leurs objectifs. Elle propose aussi que tous les groupes associés à la gestion ou à l'enseignement des programmes collégiaux soient associés à l'évaluation, qui doit donc être à la fois parti cipative et orientée vers les résultats. Cependant, les groupes qui devraient être les plus directement impliqués aux évaluations - les enseignants collégiaux - ont pour la plupart refusé de participer. Cette absence de participation, selon les évaluateurs, s'explique par le fait que l'évaluation soit une activité «nouvelle et mal définie.» Ils éspèrent que la «résistance à l'évaluation» diminuera avec le temps. L'évaluation des programmes de Techniques d'éducation en services de garde, par exemple, a accordé beaucoup d'importance aux programmes de diplôme à pleintemps (DEC) et très peu d'importance aux programmes d'attestation à temps partiel (AEC). Il se peut que les évaluateurs n'aient pas réussi à identifier les véritables problèmes des programmes AEC, tant ils étaient préoccupés par les objectifs des programmes DEC. Il est proposé qu'une démarche méthodologique axée sur la theory-driven évaluation aurait mieux réussi à identifier les problèmes spécifiques des programmes AEC. Il se peut qu'une telle approche - qui part de la base pour monter au sommet - aurait mieux réussi aussi à mobiliser la participation des enseignants que l'approche descendante employée dans ce cas.

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