Volume 16, 2001 - Numéro spécial

Program evaluation in the government of the Northwest Territories, 1967-2000

Auteurs :
Pages :
107-114

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) a plus ou moins suivi les mêmes tendances que celles qu'on a observées dans le sud du Canada en ce qui a trait à l'évaluation de programme. D'après les entrevues, l'étude des dossiers et la documentation extraite des archives du Cabinet, il semble que l'évaluation des programmes, qui a connu des hauts et des bas, prenne aujourd'hui autant d'importance que la mesure du rendement. Le GTNO diverge du reste du Canada à partir de ce point, à mesure que des accords sur l'aute des peuples autochtones sont négociés et que la structure gouvernementale change. En vue de la réalisation de programmes et services conçus à l'intention des collectivités, le GTNO développe des ressources d'évaluation pour le Nord et collabore avec des gestionnaires de programmes, des organismes sans but lucratif et des organismes de bienfaisance.

Epilogue

Introduction

Program evaluation in British Columbia in a time of transition

Auteurs :
Pages :
3-28

Au cours des cinq dernières années, l'évaluation des programmes de la fonction publique de la Colombie-Britannique a subi une importante transformation. Bien que les évaluations de programmes conventionnelles continuent à être réalisées dans quelques ministères, la principale tendance va vers la mesure du rendement. Une loi adoptée récemment (Budget Transparency and Accountability Act) impose la planification stratégique et financière, la mesure du rendement et l'information du public. L'article met en évidence neuf questions dont il faudra s'occuper si les rapports publics du rendement doivent déboucher sur la gestion soutenue du rendement dans le gouvernement de la Colombie-Britannique. Étant donné la rareté des ressources et l'esprit qui préside à l'organisation et à la pratique du gouvernement, il sera très difficile d'appliquer dans cette province la reddition publique de comptes sur la base du rendement.

Evaluation in the government of Alberta: adapting to the "new way

Auteurs :
Pages :
29-44

L'article décrit le cheminement de l'évaluation, de sa signification traditionnelle à une application plus générale dans le gouvernement de l'Alberta depuis 1994. Les facteurs qui ont le plus influencé cette transition ont été la planification financière, avec l'importance qu'elle accorde à la mesure du rendement, la plus grande ouverture du gouvernement, l'importance attribuée à l'esprit pratique, la surveillance rapprochée, la vague de « l'accroissement des compétences » et une orientation stratégique, tournée vers l'avant. L'article conclut que l'application de l'évaluation traditionnelle demeurera inconséquente, mais que l'application des activités d'évaluation augmentera.

Program evaluation in the Manitoba government: past, present and future

Auteurs :
Pages :
45-58

Cet article traite de l'état de l'évaluation des programmes dans la fonction publique du Manitoba depuis dix ans et fait des projections pour l'avenir. La méthodologie de l'étude consiste en une révision de documents et des enquêtes auprès de fonctionnaires supérieurs du gouvernement manitobain pour évaluer ce qu'ils pensent du rôle de l'évaluation des programmes dans la prise de décisions de leurs ministères, au cours des dernières années. L'étude porte aussi sur rôle actuel de l'évaluation des programmes et l'utilité de l'évaluation des programmes pour ces gestionnaires dans les cinq prochaines années.

Evaluation policy and practice in Ontario

Auteurs :
Pages :
59-72

L'article suit le cheminement de l'évaluation des programmes dans la fonction publique de l'Ontario, de l'adoption de directives d'évaluation bien définies (révision de l'activité) en 1988 à l'apparition de la planification centrale et à l'importance accordée à la gestion du rendement sous le gouvernement actuel. Il donne des raisons d'être optimiste sur le rôle croissant de l'évaluation en Ontario, mais il laisse entrevoir plusieurs obstacles à l'établissement de l'habitude de l'évaluation dans la fonction publique de l'Ontario.

The long march from evaluation to accreditation : Québec's new government management framework

Auteurs :
Pages :
73-88

L'auteur de ce texte considère les systèmes de mesure de la performance comme des manifestations spécifiques d'une tendance plus générale vers l'introduction des processus d'agrément dans les établissements du secteur public. À cause desreuses ressemblances entre les processus d'agrément et les mesures de performance, il est utile de réfléchir sur les conséquences potentielles de l'introduction des mesures de performance dans le Gouvernement du Québec, à la lumière des expériences vécues dans les différents secteurs où il existe déjà des processus d'agrément. Les processus d'agrément sont souvent considérés comme des méthodes alternatives à celles employées par l'évaluation de programme. Dans le domaine de l'enseignement collégial au Québec, par exemple, la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial a récemment décidé d'abandonner son mandat d'évaluation de programmes, afin de consacrer ses ressources à "l'évaluation institutionnelle". Il s'agira de procéder à l'agrément des établissements, et donc d'abandonner l'évaluation des programmes. Cette décision a été prise en réponse aux demandes de la Fédération des Cégep, qui s'est toujours opposée aux méthodes d'évaluation de programme employées par la CÉEC. Les Cégep considèrent le processus d'agrément comme un instrument pour réduire la concurrence "malsaine" entre établissements collégiaux. La Fédération veut que la CÉEC aide les collèges à améliorer leur performance, tout en évitant des distinctions malheureuses entre la bonne performance et la performance déficiente. Si un collège n'arrive pas à satisfaire les exigences de l'agrément, le processus d'agrément devrait être suspendu. À la lumière de cette expérience, on peut conclure que les systèmes d'agrément sont souvent des moyens pour réduire l'imputabilité des établissements publics devant le gouvernement et devant l'opinion publique. Alors que l'évaluation de programme suppose la possibilité des débats publics autour des programmes sous évaluation, les processus d'agrément éliminent toute possibilité des débats publics, en assurant que les informations nécessaires aux débats publics restent confidentielles.

Evaluation policy and practice in provincial governments province of Prince Edward Island

Auteurs :
Pages :
89-100

À la demande de la Société canadienne d'évaluation, la section de l'Î.P.É. a rédigé un rapport de situation concernant la politique et les pratiques en place au gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard en matière d'évaluation. Le thème choisi est celui de l'obligation de rendre compte et du progrès orienté vers une gestion axée sur les résultats et la manière d'en faire rapport. La première moitié du rapport établit la chronologie de l'évolution vers l'officialisation d'une structure de responsabilisation à l'intérieur du secteur public de l'Î.P.É. au moyen d'exemples d'utilisation de la mesure du rendement dont se sont servis quatre ministères afin de faire rapport sur la réalisation d'objectifs définis.

Evaluation in Newfoundland: then was then and now is now

Auteurs :
Pages :
101-106

L'entrevue de personnes impliquées dans l' évaluation de programme à Terre Neuve ne révèle aucune politique d' évaluation de programmes au niveau provincial. Cependant, le futur pour l' évaluation de programmes dans cette province parraît bien. L' AG recommande une politique de responsabilité et le nouveau plan social stratégique inclut une condition pour la mesure des changements qui pourraient résulter de ce plan.