Robert Malatest

Spring

The Lay of the Land: Evaluation Practice in Canada in 2009

Auteurs:
Pages:
1-49

Un groupe de douze praticiens et observateurs de l'évaluation fait le point sur l'état de l'évaluation de programme au Canada. Chaque collaborateur fournit un point de vue personnel, selon sa propre expérience dans le domaine. L'équipe de collaborateurs constitue un échantillon choisi à dessein pour fournir profondeur de vue et variété de perspectives. Chaque présentation met en évidence une force de l'évaluation de programme pratiquée au Canada, une faiblesse, une menace et une opportunité. On conclut que la pratique de l'évaluation au Canada a évolué à bien des égards depuis 2003 (quand un premier portrait avait été dressé) : un titre professionnel existe, l'infrastructure est plus solide que jamais, les organisations sont davantage axées sur les résultats. Pourtant, l'évaluation est affaiblie par des lacunes dans l'enseignement postsecondaire et dans le perfectionnement professionnel, par des ressources limitées, par le manque d'indépendance, par une rigidité des approches d'évaluation ainsi que par le manque d'auto-évaluation. Alors que la demande d'évaluation et d'évaluateurs semble augmenter, la disponibilité d'évaluateurs et de ressources financières pour mener les évaluations stagnent. La définition collective du domaine de l'évaluation manque encore de clarté. Un regard porté vers l'avenir se fait cependant rassurant. L'appétit croissant pour l'évaluation donne l'occasion aux évaluateurs de faire une réelle différence, surtout s'ils adoptent une vision plus systémique de l'intervention des programmes et une compréhension globale de l'efficacité organisationnelle. La mise en place d'un titre d'évaluateur accrédité donne à la SCÉ une occasion importante de positionner l'évaluation comme une discipline crédible. Une annexe présente une synthèse en français des conclusions de cet article.

Spring

The lay of the land: evaluation practice in Canada today

Auteurs:
Pages:
143-178

Un groupe de 12 praticiens et observateurs de l'évaluation prend le pouls de l'évaluation de programme au Canada. Chaque auteur présente un point de vue personnel basé sur sa propre expérience dans le domaine. Les auteurs ont été sélectionnés pour fournir profondeur de vue et variété de perspectives. Chaque présentation met en évidence une force de l'évaluation de programme telle que pratiquée aujourd'hui au Canada, une faiblesse, une menace et une opportunité. On conclut que les évaluateurs possèdent des habiletés qu'aucune autre profession n'offre; ce sont des chercheurs du social et de l'écque versés en cueillette de données empiriques et en méthodes d'analyse permettant de fournir une base factuelle solide pour l'examen de programmes et de politiques. Toutefois, l'évaluation de programme n'a pas acquis d'identité propre et, en fait, a eu tendance à négliger des enjeux d'évaluation clés et à donner moins d'importance à la rigueur. L'environnement actuel de l'évaluation de programme est dominé par le suivi de programmes, la faiblesse de l'identité propre de l'évaluation et le contact insuffisant avec les besoins de gestion. Mais l'évaluation ne manque pas d'opportunités; on y retrouve la gestion basée sur les résultats, les efforts en partenariat et en défense des intérêts, la formation professionnelle individuelle et le rapprochement de la gestion des programmes et du développement des politiques. Mais d'abord, les évaluateurs doivent s'auto-définir pour mieux communiquer ce que pourrait être leur contribution particulière. L'article énonce quelques implications pour la pratique de l'évaluation au Canada et présente l'ébauche d'un plan de travail pour les évaluateurs individuellement et collectivement, dans leurs organisations et dans le cadre de leur association professionnelle. Un résumé en français ainsi que la version française des conclusions et implications sont présentés en annexe.