Marie-Pier Marchand

Fall

L’évaluateur et la sagesse pratique : vecteurs essentiels pour assurer la crédibilité de l’évaluation

Auteurs:
Pages:
223-235

Le présent article revisite les données recueillies dans le cadre d’une recherche antérieure conduite par Hurteau et Houle (2008). À l’époque, les chercheurs n’avaient pas été en mesure de détailler la contribution des compétences personnelles de l’évaluateur au pilotage d’une évaluation dont les résultats sont acceptables pour les parties prenantes et d’en effectuer une analyse exhaustive, faute d’un cadre théorique adéquat. En introduisant le concept de sagesse pratique, House (2015) leur offre l’opportunité de le faire. Cet auteur définit le concept comme « … doing the right thing in the special circumstances of performing the job » (p. 88). De plus, Schwartz et Sharpe (2010) offrent des critères qui permettent d’en établir la présence. La démarche actuelle a consisté à analyser le témoignage d’un policier d’expérience. Les résultats ont permis de bonifier notre compréhension du concept, tout en soulignant la contribution du Télos (valeurs morales) ainsi que de critères supplémentaires, tels que l’importance d’un temps de réflexion et la nécessité de compléter les informations lorsque cela s’avère nécessaire.

Où en sommes-nous avec l’implication des parties prenantes?

Auteurs:
Pages:
189-201

Cet article s’intéresse à la question de l’implication des parties prenantes à partir d’un survol de la littérature existante dans le domaine de l’évaluation. L’article permet de mieux définir les dimensions essentielles liées à cette thématique, notamment en abordant le concept de parties prenantes et en discutant des différentes approches favorisant leur implication, des diverses formes sous lesquelles apparaît cette implication ainsi que des critères conduisant à leur sélection. L’auteure tente d’y mettre en exergue la valeur ajoutée du recours à une démarche évaluative impliquant les parties prenantes, tout en exposant les enjeux reliés à un tel exercice.

Special Issue

Regards sur l’expérience de la Commission de révision permanente des programmes au Québec

Auteurs:
Pages:
394-411

Cet article s’intéresse à l’expérience de la Commission de révision permanente des programmes (CRPP) au Québec. À partir d’une revue documentaire, nous y proposons : 1) une description de la CRPP en présentant le contexte entourant sa création, sa démarche, le contenu de ses rapports ainsi que ses recommandations; et 2) un portrait de l’influence de la CRPP en explorant la prise en considération de ses recommandations au sein des décisions gouvernementales. Les constats qui se dégagent de notre démarche nous mènent à conclure que les recommandations de la CRPP n’ont pas été appliquées telles quelles, mais qu’elles ont probablement eu une influence ou un rôle symbolique au niveau des récentes coupes budgétaires entreprises par le gouvernement. Elles semblent également liées à l’institutionnalisation d’un nouveau mécanisme permanent de révision. En guise de discussion, nous soulevons différents questionnements, notamment la nature des travaux de la CRPP et l’arrimage entre les exercices de révision et la fonction évaluative au sein de l’appareil gouvernemental.