Arnaud Duhoux

Spring

Evaluating Academic Research Networks

Auteurs:
Pages:
69-89

Les universités et les agences de financement cherchent de plus en plus à renforcer de façon efficace une capacité de recherche scientifique dynamique et concurrentielle. Bon nombre de leurs politiques de financement sont fondées sur l’hypothèse qu’une amélioration de la collaboration et du réseautage entre les chercheurs et entre les établissements mène à une productivité scientifique accrue. De nombreuses études ont noté une corrélation positive entre les collaborations de recherche et le rendement en recherche, mais la contribution des réseaux institutionnels officiels à ce résultat reste nébuleuse. À l’aide de méthodes d’analyse des réseaux sociaux, nous mettons l’accent sur la distinction entre ce que nous définissons comme les réseaux institutionnels de recherche « officiels » et les réseaux « organiques » de chercheurs. Nous analysons aussi l’association entre les positions structurelles réelles des chercheurs au sein de ces réseaux et leur rendement scientifique. Les données utilisées proviennent des curriculum vitae de 125 chercheurs membres de deux réseaux de recherche financés par la province du Québec (Canada). Nos résultats confirment une corrélation positive entre la collaboration et la productivité en recherche. Nous avons démontré que les collaborations au sein des réseaux officiels inclus dans notre étude ne constituent qu’une composante relativement modeste d’un réseau sous-jacent et organique de collaboration. Ces résultats contribuent au corpus sur l’évaluation de politiques et de programmes liés aux réseaux de recherche institutionnels et devraient stimuler la recherche sur la capacité qu’ont ces types de réseaux d’encourager la productivité en recherche.