Qu'est-ce que l'évaluation?

(Utilisant un processus réflexif, le Conseil d'administration de la SCÉ, appuyé par une consultation des membres, a créé et adopté la définition suivante de ce qu'est l'évaluation. Version PDF. Cheryl Poth, Mary Kay Lamarche, Alvin Yapp, Erin Sulla et Cairine Chisamore ont aussi publié Toward a Definition of Evaluation Within the Canadian Context: Who Knew This Would Be So Difficult? dans la Revue canadienne d'évaluation de programme, vol. 29, no. 3.)

L'évaluation est l'appréciation systématique de la conception, de la mise en oeuvre ou des résultats d'une initiative pour des fins d'apprentissage ou de prise de décision.

Appréciation. L'appréciation évaluative tient compte de la valeur, du mérite, de la portée, de l'importance ou de la qualité (Scriven, 1991). Elle peut viser à identifier ce qui fonctionne, pour qui, de quelles façons, dans quelle mesure, dans quels circonstances et comment (Pawson et Tilley, 2004). Elle peut examiner les résultats attendus et obtenus, la chaîne des résultats, les processus, les facteurs contextuels et la causalité, afin d'apprécier les réalisations ou leur absence (UNEG, 2005). L'évaluation peut se concentrer sur un large éventail de sujets, y compris la pertinence, l'accessibilité, l'intégralité, l'intégration, la réalisation des objectifs, l'efficacité, l'impact, le coût, l'efficience et la durabilité (Patton, 1997; OCDE, 2010). Le processus d'évaluation implique normalement une identification de normes pertinentes, une analyse du rendement au regard de ces normes et une intégration ou une synthèse des résultats pour produire une appréciation globale (Scriven, 1991; OCDE, 2010).

Systématique. Une évaluation devrait être aussi systématique et impartiale que possible (UNEG, 2005). Une évaluation est méthodique et fournit des informations crédibles, fiables et utiles permettant de réintégrer les leçons apprises dans le processus de prise de décision des utilisateurs et des bailleurs de fonds (OCDE, 2010). L'évaluation est basée sur des données empiriques et généralement sur les méthodes caractéristiques de la recherche sociale, donc sur le processus de collecte et de synthèse des données probantes (Rossi Lipsey et Freeman, 2004). Les conclusions formulées dans les évaluations englobent à la fois un aspect empirique et un aspect normatif (Fournier, 2005). C'est cet aspect normatif – le fait de valoriser les résultats – qui distingue l'évaluation des autres types d'études comme que la recherche scientifique fondamentale, l'épidémiologie clinique, le journalisme d'investigation ou les sondages auprès du public.

Initiatives. L'évaluation peut se concentrer sur des initiatives comme des programmes, des projets, des sous-programmes, des sous-projets ou leurs composants ou éléments (Yarbrough et al, 2011; Scriven, 2003).

Fins. L'évaluation peut être effectuée pour prendre des décisions, pour former des jugements, pour tirer des conclusions, pour connaître les résultats, pour développer de nouvelles connaissances, pour appuyer le développement organisationnel ou pour renforcer les capacités en réponse aux besoins des parties prenantes. Tout ceci peut conduire à des améliorations, à des décisions concernant la programmation future ou à la responsabilisation, informant au bout du compte l'action sociale, s'attaquant aux problèmes sociaux et contribuant à la vie organisationnelle ou sociale (Yarbrough et al, 2011; Patton, 1997).